Live Report – Tremplin HARD @ Usine (Genève)

Il pleut du blast sur Genève ce soir. Du blast en rafale. Du riff acéré. Du grognement porcin. Oui, du metal. C’est le 4ème et dernier tremplin HARD du Rock Altitude Festival, et c’est carrément bestial. Ça commence tout en finesse avec STORTREGN. Black visqueux, aigu et rapide distillé par un trio l’efficacité. Ça plonge parfois en territoire trash, ça bascule même du côté du Göteborg, At The Gates en ligne de mire. C’est bien, mais ça aurait pu être bien plus blaaaaaaaaack à mon goût. Parce que, faut quand même le dire, c’était le seul groupe du style sur l’ensemble des tremplins… En tout cas ils ont des fans, ça gueule ce nom imprononçable avec une étonnante facilité. Une soixantaine de personnes, pour un mercredi soir, c’est pas si mal. C’est ce que je me dis, et je reprends une bière.

Je loupe l’annonce du deuxième band, DEADLY SIN ORGY, parce que l’équipe technique de L’Usine est trop pro, changement de scène en moins de 15 minutes, chapeau. Il ne me reste plus qu’à me prendre une petite bière et à apprécier le show. Ce début de tremplin ressemble à une fin du monde, c’est le festival du blast. Et les mecs là sur scène, ils maitrisent le sujet. En plein dedans, comme on dit. Ultra brutal death metal, type rouleau compresseur lancé à 234 km dans une cour de jardin d’enfants. Tiens, un bras. Eh, toi, là-bas, laisse cette tête tranquille ! Oups, j’ai perdu tout mon flanc gauche dans l’explosion. Il ne reste rien, ces yeux sont partis, son nez est parti, ses oreilles sont parties, rien, il ne restait rien qu’une carcasse fumante, atomisée, méconnaissable. Je reprends une bière.

J’annonce BREACH THE VOID. ET là je sais pas comment je vais m’en sortir. J’ignore à qui peut bien s’adresser cette musique, pas à moi en tout cas. J’imagine que c’est une question de goût, hein, comme toujours, et je dois dire que les mecs jouent bien, que leur son est excellent, et que…quoi ? Et bien je crois qu’on touche là à un style qui bien trop éloigné de moi, un style sur lequel je ne peux rien dire de positif…j’en suis navré. Je pourrais dire ce que j’en pense, mais ça serait pas joli-joli. Alors disons simplement : cyber-metalcore nourrit aux samples (de voix également, très étrange cette vieille sensation de playbak…) qui tient la route, j’imagine.

Je prends une bière, et j’annonce WARDHILL. Je suis tellement certain qu’ils ne vont pas gagner que je les présente comme mes préférés de la soirée. Grave erreur. Ils gagnent et je perds toute crédibilité (en ai-je jamais eu ?). Mais c’est normal, bon dieu de merde. Leur stoner mega burné dopé au crust est du plus bel effet. Power trio de génie qui assène un show frontal et punk as fuck. Motörhead pointe le bout de son nez, là bas, tout au fond, la rugosité rappel le sludge comme certains passages ramène au doom, et ça continue sur des rythme plus enlevé, d-beat en tête. Franchement, là on touche typiquement ce qui me fout l’immense gaule, celle avec laquelle je pourrais défoncer un mur. Merci les mecs !

Bon, vous avez compris, sur la scène du Bikini, ça risque de chier assez sévèrement. On y retrouvera Le Meshu-ultrametal de TERMS, le metalcore incandescent de CYPHERY, la mixture protéiforme mais incroyablement puissante de DARIUS et le stoner-crust mirifique de nos gagnants de ce soir, WARDHILL.

Bon, j’annonce les gagnant depuis le bar, en me servant une petite bière. Je suis pathétiquement ivre. J’ai l’habitude. On dit merci, comme d’hab, à tous, et au revoir. Et on rentre. Et voilà, la sélection est bouclée, prochain rendez-vous HARD, le 20 mai au Bikini Test.

Live Report rédigé par le Dr Chapute

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Chroniques du Rock Altitude Festival

Rock Altitude Festival ; chroniques

On s’impatiente grave dans la file d’attente, de plus en plus conséquente à l’approche de la mise en vente des billets. Ils sont entre vingt et vingt-cinq, relativement jeunes, cheveux longs et t-shirt noirs. L’inquiétude augmente, ils se toisent du regard, veillant à ne pas se faire dépasser, regardent jusqu’où s’étend la file. Le hall de gare est envahi par les futurs festivaliers. Il s’agit de ne pas échouer, d’éviter à tout prix le marché noir, l’attente et le marchandage à l’orée du festival, l’angoisse d’un faux billet. Les plus prévoyants ont dormis sur place, picolant outrancièrement jusqu’à l’ouverture des guichets. Ailleurs dans d’autres villes, d’autres halls de gares voient la scène se répéter.

La tension augmente, le site internet sature, la foule grandit et la rumeur qu’il en émane s’intensifie… Comme si le festival avait déjà commencé, ce mélange de hamburgers pas assez cuits et de décibels, de bière et d’exubérance. Derrière le comptoir, on allume les ordinateurs, on contrôle le fonctionnement de l’imprimante, il est onze heures et on ouvre les hostilités. Les premiers servis repartent jovialement, le miroitement des sensations futures brillant dans leurs yeux. L’angoisse se dessine chez les retardataires, car partout ailleurs les billets s’arrachent aussi avec la même ferveur. Quelle merde si on loupe le festival pensent-ils, subir une année durant les conversations dont on serait automatiquement exclu, les souvenirs partagés, les récits de concerts, devoir toujours répondre… j’y étais pas. La honte devant les potes qui parlent du concert de Meshuggah, l’intensité d’Atari Teennage Riot ne pouvant que s’imaginer, les after électro, les habits maculés de vomi, la baise sauvage dans une tente étouffante.

Au fond de la file Mat commence à s’énerver, il s’allume une clope supplémentaire, tire dessus comme si sa vie en dépendait, rouge de colère, la nuque tendue comme un arc. Putain enfin une soirée bestiale, un putain de fuck off contre ce monde merdique…des flux sonores tendus vers l’autodestruction, des marées de décibels s’élevant dans les cieux de la contestation… Ces tarés de Meshuggah suivis d’Atari Teenage Riot… nom de Dieu. Par chance pour lui, la distance qui le sépare du guichet s’amenuise, encore quatre ou cinq types devant lui et c’est bon. Il tape frénétiquement du pied, se gratte la jambe, allume encore une clope sans que ces actions répétitives puissent atténuer son stress. Le monde part en couille totale se dit-il et la seule chose qui compte ici et maintenant est d’obtenir un ticket pour ce putain de festival. Un enclos de liberté nauséeuse, un espace où l’on peut chier par terre et se rouler dans la boue, redevenir l’animal que l’on n’a oublié de rester. Voilà ce qui compte, au moins trois jours par année, au moins un instant de répit… Il sort son porte-monnaie, s’avance vers le comptoir et obtient le fruit de sa quête. L’angoisse si vite accumulée se transforme avec la même soudaineté en une indicible joie. Comme les autres, il peut maintenant se projeter dans les concerts à venir et compter les jours jusqu’au festival.

Non content de sa réussite, Mat s’octroie un café au bistrot d’en face. Il regarde sa montre et se souvient qu’il lui reste quelques minutes pour aller acheter de la weed. En rentrant chez lui, il roule un énorme pétard en écoutant Wovenhand et se dit qu’il va mettre le billet en lieu sûr. Il regarde partout, la frénésie le reprends, les poches, le sac à dos, la veste, il téléphone au bistrot, à son pote… rien n’y fait, son billet s’est évaporé dans les inconséquences du réel. Il allume son ordi, se rue sur le site web, mais le festival annonce fièrement que c’est complet.

Chronique rédigée par Dejan

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Live Report – Tremplin HARD @ Bad Bonn (Düdingen)

Les tremplins du Rock Altitude se suivent mais ne ressemblent pas…après la doublette HARD-Valais ROCK-Fribourg du week-end passé, nous voici embarqués pour la 3ème manche des tremplins HARD, pour la région Fribourg/Bern. Le Bad Bonn est une salle très accueillante, franchement intime, et superbement sonorisée. Les gens qui prennent soin de l’organisation et de la gestion sont ultra sympathiques et, quand nous débarquons, à la bourre, ils nous invitent immédiatement à prendre place autour d’une table afin de partager un repas succulent. La vie est belle, le comité presqu’au complet se régale, la bière est fraiche…bref, bonheur.

Ce n’est qu’un peu plus tard que les choses vont prendre une tournure étrange, cela grâce à la présence du célèbre Jean-Bryan. Le fait est que son envie de gin a été la plus forte. Cette envie devait être contagieuse, j’imagine. Quoiqu’il en soit, tout le comité se retrouve avec un verre de gin tonic, et ce verre n’arrête pas de se remplir du délicieux mélange pétillant. Et, si l’on devait se reposer sur ce dont je me souviens, le report devrait s’arrêter ici. Mais, fort heureusement, je prends toujours quelques notes au cours des concerts pour parer à ce genre d’éventualité. Voici donc, au mot près, mes différentes réflexions sur ces 4 concerts :

DARIUS :
Post, math, noise, stoner rock from hell (biffez la mention inutile selon le passage).Gras. Très gras. Gras. Grave bien.
Magnitude 7

KATERGON :
Doom mélancolique rampant et envoutant. Ultra profond. Dommage les voix claires. Sinon : du lourd.
Magnitude 5

NIHILO :
Total death-metal annihilation. Tampa style. Cannibal monsters eating living corpses. Nice.
Magnitude 6

ATTACK VERTICAL:
Metalcore des bois. Brutalité maximale au service du st-blast. Apocalypse. J’aime, mais avec modération.
Magnitude 7

Bon, la vérité c’est que j’ai bien quelques souvenirs de ces concerts qui, tous dans leur style, étaient à nouveau d’un excellent niveau. Mais je suis vidé, je n’ai plus de sève…non. La rédaction, à la bourre, de tous les textes de présentation des groupes participant à la 6ème édition du Rock Altitude Festival m’a épuisé. Alors voilà, un live report qui répond aux prestations lamentables que nous avons donné avec mon cher Jean-Bryan…trop de gin dans les retours. Enfin, le public vote, on compte ce merdier et DARIUS remporte la manche.

Bravo à eux ainsi qu’autres participants, qui ont tous donné le meilleur d’eux-mêmes dans ce round d’une rare intensité. Merci à l’équipe du Bad Bonn, merci au public d’avoir une fois de plus répondu présent. Merci à vous, les 2 personnes et demi qui lisent ces reports moisis. Merci et rendez-vous à L’Usine de Genève mercredi 4 mai pour le dernier tremplin HARD. Qui va rejoindre TERMS, CYPHERY et DARIUS sur la scène du Bikini Test pour l’ultime affrontement ? La réponse dans quelques jours !

Live Report rédigé par le Dr Chapute

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Programmation Rock Altitude 2011

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Live Report – Tremplin HARD @ Totem (Sion)

Me voilà dans une position difficile… En effet, le Dr. Chapute ayant décidé de ne pas être présent lors de ce Tremplin, il est de mon ressort d’essayer de peut-être tenter de faire ce live report. C’est donc avec une légère appréhension que je me lance corps et âme dans ce
texte qui risque, je vous avertis, d’être très légèrement en dessous de ceux de
Môsieur Dr. Chapute.

Le Valais … quel beau canton ! Quand on y pense, si les
groupes que je compte voir ce soir sont autant splendides quel les girls … euh
montagnes qu’il y a ici, ça risque d’être assez rock’n’roll ! C’est un peu à la bourre (30min après le début du premier live plus exactement) qu’une partie du comité et moi-même arrivons sur place. Nous retrouvons donc le reste du comité déjà présent depuis le début d’après-midi.

C’est à ce moment précis que je reçois ma première baffe
dans la gueule, et ça fait du bien. En effet, le groupe actuellement sur scène
envoi du lourd, du très lourd même. Comment décrire ceci … du métal bien massif
(tu sais, comme un rouleau compresseur) mais avec ce côté mélodique qui te
pousse souvent à faire du air guitar sans même t’en rendre compte. Du metalcore
quoi, mais sans fioritures. Et ça, c’est Cyphery. Exit les voix claires de gays et on y va avec un brailleur qui braille avec force et vigueur, net, sans faute, voix saturée mais limpide, parfait ! Malheureusement pour moi, j’ai le temps d’apprécier 2 songs et demie avant l’annonce de la fin du premier live (et oui, le retard ne se rattrape pas). C’est donc avec un grand sourire que je me dirige vers le bar histoire de picoler quelques instants avec le reste de la band’Altitude.

Fini les bières, et on rentre à nouveau dans l’antre du
Totem pour apprécier, dans un premier temps, la magnifique performance de
Jean-Bryan annonçant le prochain groupe : Trophallaxy. Alors bon, pour être honnête, moi le nom me faisait déjà peur. Mais depuis quand jugerait-on un groupe à cause de son nom… ?! Alors Trophallaxy c’est quoi ? Un médicament ? Un
sérum ? Un oiseau vrrrraiment très rare ? Rien de tout ça … Trophallaxy c’est une m’zelle au chant/violoncelle (et  on verra plus tard pourquoi, hein !), et le reste du band étant masculin, respectivement : clavier, guitare, basse et batterie !

Ouais, y a du monde et on se réjoui déjà de voir ce que ça va donner ! …
Line check assez rigolo, et on se rend rapidement compte qu’on ne va pas y
échapper (et non) : nous aurons bien le droit à du metal symphonique.
Le début du live confirme cela et nous assistons donc à un live fait de gros
riffs bien lourds, de solos et de mélodies euh…mélodiques. Adeptes de
Nightwish, Sonata Artica ou encore Within Temptation, vous serez comblés !
Perso, ce n’est pas trop mon truc mais il  faut bien avouer que le tout est bien exécuté ! La chanteuse pose une voix très bien adaptée au tout et somme toute agréable sur la durée … Le temps passe et le live se termine. Le temps pour moi d’aller effleurer à nouveau ce
si joli bar !

La pause étant terminée, je retourne apprécier l’incroyable
show de Jean-Bryan qui prône à présent son AOC Valaisanne.
J’sors ma liste et je me rends compte que c’est à présent au tour d’Upstill de
venir chatouiller nos tympans. Cette fois, rien à dire au niveau du nom, ni à
celui des zikos au nombre de 4.

Tout semble normal et …. là, claqushhhh, le
Tremplinch il est partich en couillch. Plus sérieusement, nous avons eu la légère impression d’avoir été transporté dans un autre Tremplin, mais rock cette fois-ci. Quoique … le mélange est difficilement explicable. Après réflexion, nous avons plutôt là du hard (mais alors vraiment un p’tit peu), rock (vachement plus) et rap. Hormis le fait que ce groupe aurait vraiment eu sa place dans un Tremplin rock mais un peu moins ici, je souhaite quand même souligner leur performance. Ça bougeait, ça groovait, les alternances et mélanges de styles super agréables, bref, un très bon band mais peut-être pas au bon endroit. Réponse après la pause …

Le temps file, et file vite. C’est donc au tour de High
Voltage de commencer et …. même constat ! Mais que s’est-il passé ?
Un mélange aurait-il été fait entre les groupes metal et rock ? Là, c’est clairement un plat hard rock que nous allons déguster. Influencé clairement par AC/DC, Deep Purple et Kiss, le groupe balance quelques reprises ainsi qu’une ou deux compos assez bien ficelées. Encore une fois, malgré le fait que ce groupe aurait clairement eu une meilleure place au soleil lors d’un Tremplin Rock, je tiens à dire que ce live était super rythmé, méga énergie, super rock’n’roll.

Tremplin terminé, on se dirige dans les bureaux pour trier
tous ces p’tits bulletins de vote.  Là, pas de grosse surprise … Les votes sont relativement serrés mais c’est Cyphery qui remporte le Tremplin … On souffle un bon coup !

Félicitations à tous les autres bands et
rendez-vous au Tremplin région Fribourg/Berne au Bad Bonn le 29 avril !

Live Report rédigé par Jester

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Live Report – Tremplin ROCK @ Ebullition (Bulle)

De deux choses l’une : soit je vieilli, et je perds le nord, soit les jeunes groupes de la nouvelle scène Suisse sont tous d’une efficacité monstrueuse…je sais que les deux sont possible en même temps, et que donc, une fois de plus, je parle pour ne rien dire…mais quand même, doux jésus, qu’est-ce qu’on en a pris plein la gueule hier soir…

Il s’agissait du 3ème tremplin rock, et rock il fût, rock comme c’est pas permis, rock comme le rock devrait toujours sonner, rock jusqu’au bout des doigts de pieds. Ai-je perdu ma prétendue objectivité ? Je crois que j’en ai jamais eu…pire, je crois que votre vénérable objectivité n’existe pas. La vérité, c’est que j’en ai marre de dire du bien de tous les groupes.. mais en même temps, j’y peux rien s’ils sont tous aussi excitants…ça commence très fort avec DIRTY SOUND MAGNET. Ils placent la barre très très haut, et je prends mon pied comme un gamin de 15 ans. En fait, ce groupe, c’est Led Zeppelin, mais au XXIème siècle…chanteur à la voix aigu et criarde, parfaitement maitrisée, un véritable tour de force à l’heure où 3 groupes sur 4 se pointent avec un chanteur incapable d’aligner deux notes…le reste du groupe n’est pas manchot non plus, ça rock à tout vas, avec solo furieux, riffs assassins, groove diabolique, frappe sèche et attitude aux petits oignons. Je vois pas ce que je pourrais dire d’autre, ce groupe, c’est le rock.

Cette soirée, comment dire, je la vis depuis un nuage épais, cela grâce à une ivresse sévère qui agit comme un filtre brumeux, bref, je suis défoncé. Comme d’hab, me direz vous, mais en fait, plus que d’hab. (merci Dejan pour l’aprèm grillades dans le jardin, je ne m’en suis toujours pas remis). Dès lors, je ne saurais dire si je suis en train d’écrire quelque chose qui a une quelconque valeur, même à considérer qu’il s’agit d’un live report de 37ème zone…enfin, place à AB FORENSIS le 2ème groupe de la soirée, un duo guitare / chant qui se pose sur de très lourdes rythmiques indus/noisy. Ya un truc qui passe pas, je sais pas. Pourtant ça arrache sévère, les plans distillés par l’ordi sont bons, le guitariste envoie un son bien saturé, de bon riffs…peut-être est-ce la chanteuse, pas très à l’aise et pas tout à fait dedans…peut-être est-ce mon état…peut-être….peut-être pas. Pourtant je suis un gros amateur de sons indus/électro trash qui défouraille…J’en sais rien, je vais pas épiloguer, ça m’a pas fait bander (encore que…).

Les troisièmes à investir la scène ne sont autres que les rockeurs déglingués de ASS OF SPADES. Bon, vu le nom, je pourrais presque me passer de commentaires, hein, vous voyez où je veux en venir ? Eh bien non, tout faux, ça sonne pas du tout comme du Motörhead ! En fait, c’est bien plutôt du côté des Hellacopters ou du MC5 qu’il faut aller chercher. Franchement, ça m’a décoiffé. Batteur tueur. Chanteur tueur. Guitaristes tueurs. Et le bassiste. Il tue, lui aussi. Ça envoie un boulet digne des plus grands, ça rock, ça groove, ça arrache ton slip. J’adore, j’en tremble encore. Bien sûr, les mecs ne réinvente pas la poudre, ni le fil à couper les couilles, ni rien du tout, d’ailleurs. Non, ils se contentent de rocker comme c’est pas permis, et si plus de groupes pouvaient faire de même, peut-être pourrait-on sauver le monde de la médiocrité dans la quelle il se complait d’une façon tout à fait désastreuse.

Arrivent alors les jeunes gens de DIX GINS TONIC. Ha, non, pardon, ça c’était ma dernière commande au bar. Le groupe donc, DEESTONIC, ratisse large et résume 20 de rock inde/grunge/noise/power pop. J’étais encore plus éméché, et donc, je me souviens pas bien, mais j’ai adoré, ça j’en suis sûr. Une énergie de malade, un son très épais, et une dose massive de riffs estampillés ‘brise nuque’, que demande le peuple ? Rien, il ferme sa gueule, prend son pied et manifeste sa joie à la fin des morceaux. Ça c’est toujours fait comme ça, je vois aucune raison que ça change. Et là, en l’occurrence, il ne s’y est pas trompé.

Compte des votes. Délibération. Je ne prends part à rien de tout cela, il vaut mieux, je crois. Bref, le résultat est sans appel, ASS OF SPADES remportent la manche avec fracas. Bravo à eux, ainsi qu’aux autres groupes présents, sans oubliée tous ceux qui s’étaient inscrits pour ce 3ème tremplin rock ! Amitié, force et respect à l’équipe de l’Ebullition, qui en plus d’avoir dû me supporter tout au long de la soirée, a été terriblement sympathique, serviable et professionnelle ! Merci et merci et merci.

Rendez-vous le 29 avril pour le tremplin HARD de la région Bern/Fribourg au Bad Bonn de Düdingen !

Live Report rédigé par le Dr Chapute

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Live Report – Tremplin ROCK @ L’Amalgame (Yverdon)

La saga des tremplins du Rockaltitude Festival se poursuit avec un round de toute beauté à l’Amalgame d’Yverdon ! Tout d’abord, quel plaisir de retrouver cette salle où ont eut lieux mes premières baffes musicales ! Oui, il fût une époque, il y a de ça 10 ans, où l’Amalgame était un rendez-vous incontournable des rockeurs de tout poils ! Après un très long passage à vide, il semble qu’une toute nouvelle équipe se soit mise en place, et je peux vous dire que si elle se révèle à l’avenir aussi efficace qu’elle fût sympathique lors de ce tremplin, on risque fort de retourner faire de grosses fêtes à Yverdon ! Croisons les doigts et souhaitons-leur le meilleur pour la suite !

Bon, le comité (restreint cette fois-ci) n’arrive pas (trop) à la bourre, c’est déjà ça de pris ! L’Amalgame étant en pleine restructuration, il a été convenu que Zen prendrait en charge le son et que maitre John s’occuperait des lumières; merci à eux deux pour leur travail très pro ! Bref, après une petite balance d’usage, on passe à table dans la joie et la bonne humeur! Superbe plat de pâtes avec deux sauces à choix et une salade mirifique, bravo et merci à celles et à ceux qui se sont mit aux fourneaux! Je n’en suis qu’à ma 73ème bière et déjà l’heure du premier groupe a sonnée !

Les deux rocker/bruitistes de CHAISE ROUGE s’installent, et c’est parti pour une demi-heure de folie garage-punk-indie-noise-foutraque. Les mecs ne sont que deux, mais bien vite on a l’impression qu’ils sont 10, cela grâce à un fabuleux travail d’auto-sampling. En effet, les deux gus se samplent eux-mêmes pendant le show, ce qui leurs permet de rajouter des couches et des couches de musiques les unes sur les autres ! Bien sûr, le concept n’est pas neuf, mais le fait est qu’ici il y a de l’idée, et pas seulement un esprit de bidouillage garage! Il en découle de petites pépites garages-rock aux refrains entêtants! Petit bémol, la technique d’auto-sampling est connue pour sa difficulté, et nos deux chevaliers de la noise donnent l’impression d’être encore un peu tâtonnants avec leur matos lo-fi et vintage. Ça manque encore un peu de maitrise, mais ça laisse également augurer d’un avenir plein de promesses!

Si le comité était déjà extrêmement content de la fréquentation obtenue pour le tremplin de Nyon, je dois dire que cette soirée à Yverdon a simplement pulvérisée nos espérances les plus folles! En effet, quand THE BLUETAPE débutent leur show, pas moins de 80 personnes sont déjà présentes ! Et cela ne fera qu’augmenter par la suite, puisqu’au final plus de 120 personnes auront participées à ce 2ème tremplin! Mais revenons à nos affaires, c’est donc le duo claviers/boite à rythme et guitare/chant THE BLUE TAPE qui débarquent sur scène. Là encore on est surpris par l’excellent niveau des zicos. Œuvrant dans un électro-rock très orienté années 80, les deux compères offrent un show de qualité, avec beats dancefloor et voix décharnée, ambiance glauque et froide, mélodies inspirées qui servent des compositions profondément ancrées dans une optique cold-wave. Le public semble convaincu et l’on voit même une ou deux personnes danser : Vive les eighties!!

Rapide changement de scène et c’est au tour de LIQUID SIDE d’investir la scène. Notons qu’il s’agit là du premier groupe de la soirée à utiliser une batterie! Composé de membres n’excédant pas les 20 ans, la formation d’Yverdon doit donner quelque chose comme son 3ème ou 4ème concert depuis sa création il y tout juste un an. Au chant on retrouve une toute jeune fille qui semble extrêmement peu à l’aise sur scène (sincèrement, on a l’impression qu’elle se fait chier, truc jamais agréable depuis le public !!). Les autres musiciens s’en sortent pas trop mal, même si ça manque terriblement de cohésion.  Le batteur est d’une mollesse sans nom; mais, jeune loup, tabasse ces fûts nom d’un petit bonhomme, t’es là pour ça! Le style oscille quelque part entre pop/punk et balades sympathiques. On ne saura que trop recommander à la chanteuse d’abandonner le chant en anglais et de se cantonner à sa langue maternelle, non seulement les paroles sont meilleures, mais elle chante bien plus juste en français!  Bref, à revoir d’ici quelques années, quand ces jeunes gens auront pris l’assurance nécessaire!

 

Vient ensuite la formation LILI PRESS RELEASE. J’avoue, je n’avais pas du tout été emballé par ce groupe lors de mon écoute préalable sur leur page web. Chant limite, arrangements qui semblaient un peu brinquebalants, style casse-gueule…je redoutais terriblement l’épreuve du live. Mais là (nonobstant le fait que je devais être à ma 374ème bière) je dois dire que j’ai été soufflé!

Prenez une guitare, une basse, une batterie et une chanteuse qui prend aussi soin d’un vieux clavier, secouez le toute avec une immense louche de post-punk, une pincée de new-wave, un soupçon de cold-wave, envoyez la mixture directement au début des années 80 et vous obtenez un concert de toute beauté. Perso, j’y ai vu une sorte de Joy Division au féminin, avec une pointe de U2. Les compos sont excellentes, le chant, grave, beau et personnel, se fait maitre de cérémonie. Le bassiste à l’accent espagnole et le batteur tiennent la baraque, assurant ainsi une rigidité rythmique toute emblématique du style, pendant ce temps le guitariste tricote des mélodies subtiles et entêtantes. Et moi de prendre mon pied pendant tout le show! Le public ne s’y trompe pas non plus, des tonnerres d’applaudissements couronneront chaque titre joué.
Il est déjà l’heure de compter les bulletins. Encore une fois les comptes finaux sont sérés, mais LILI PRESS RELEASE prend la tête et va donc rejoindre Clippertone du côté des finalistes! Bravo à eux, ils le méritent sans aucun doute ! Merci à tous les groupes qui ont participés à cette superbe soirée et également à tous ceux qui se sont inscrits! Merci au public d’avoir répondu présent et d’avoir voté en masse ! Merci à l’équipe fantastique de l’Amalgame!

Rendez-vous pour le 1er tremplin HARD le 15 avril au Rock’Ness du Locle, See you there !

Live Report rédigé par le Dr Chapute

 

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Live Report – Tremplin ROCK @ Usine à Gaz (Nyon)

1er tremplin ROCK du Rock Altitude Festival. Nyon-Usine à Gaz. Vendredi 11 mars 2011.

Bon, le comité arrive sur place carrément à la bourre, merci le salon de l’automobile de Genève, bravo les 4×4 (ah, pardon, on dit tanks urbains. Oui, conso 17 litres au 100km, quand même, ça rigole pas). Ce retard, lamentable, ne pose finalement aucun problème, puisque 92% des membres des groupes qui doivent s’affronter ce soir sont encore pris dans les embouteillages à notre arrivée! Bref, on dit bonjour, on boit un coup, tout le monde fini par arriver, on mange (superbe buffet, merci encore) on discute des modalités de votes, et on s’arrose largement le gosier, faut aussi le dire. L’équipe est au poil, ça bosse, ça sait ce que ça fait, ça a le sourire, c’est joli et ultra sympathique, ça s’appelle des pros et ça fait du bien. Merci, on adore ! Pendant ce temps, le soundcheck s’est déroulé, les portes ont étés ouvertes et le public commence gentiment à débouler. Tout est en place, laissons parler la poudre !

Les KOOBIACS (oui, oui, comme dans Parker Lewis ne perd jamais ! ça nous rajeunis pas, mais qu’est-ce que ça fait du bien !) ont la lourde tâche d’ouvrir cette première soirée des tremplins Rock. Bon, j’vais pas y aller par 4 chemins, c’est mon coup de cœur de la soirée. Attitude désinvolte, juste ce qu’il faut de nonchalance pour donner l’impression d’être complètement relaxe, autant de tubes que de titres, de la personnalité, un guitariste sosie de Gainsbourg et un son nickel. Quoi le style ? Mais que veux-tu que je te dise mon ami, du rock, du vrai. Du rock référencé (j’y ai  entendu les Beach Boys, les Beatles, les Stones, les Who, bref, des racines solides), tubesque (comme je l’ai dit, chacun de leurs titres va s’inscrire droit direct au fond du cervelet, une gageure), dansant (on sent un vieux parfum des Queens of the stone age, groovy en diable), solide (impressionnante section rythmique) bref, du putain de rock n’roll. J’aime autant vous dire que si tous les groupes qui vont, dans un futur très proche, participer aux tremplins du Rockaltitude sont de ce niveau, ça risque d’être très chaud, très très chaud.

 

Rapide changement de scène, un public qui s’épaissi et c’est reparti avec le 2ème concurrent de la soirée, j’ai nommé MOUSEKIFLY. Et le public de se réveiller un peu au son de ce rock français débridé, mené tambour battant par un chanteur/guitariste complètement survolté! Le garçon, qui vient juste de finir une convalescence de 4 mois après une fracture tibias-péroné provoquée par un saut dans le public, ne se ménage pas pour autant. Fou chantant, fou sautant, fou courant, fou volant, ce n’est rien de moins qu’un spectacle complet qui est proposé! Le reste du groupe n’est pas en reste, l’énergie déployée est tout bonnement incroyable. Point faible tout de même, les textes, pourtant forts drôles, sont incompréhensibles. Forcément, quand on enchaîne les sauts périlleux, on s’essouffle! Bon, au final c’est pas trop ma came, mais, je dois dire que dans leur genre ils assurent, ça joue bien, ya de l’idée, on va en entendre parler.

 

Arrive alors le moment que je croyais proprement impossible, celui où tout le public (comité du festival y compris) se prend une bonne grosse baffe des familles. Oui, c’est vrai, je ne m’y attendais pas. Disons que je suis difficile, et que ‘Partout n’est que médiocrité’ est un peu mon crédo, bref, je suis hautain, et ce soir confirme que tout est possible. La baffe, donc. CLIPPERTONE. Clavier, guitare, basse et chant féminin. Que dire ? Sensibilité extatique, suavité expressive, niveau impressionnant, personnalité rayonnante, exécution habitée, profondeur inespérée, beauté absolue. Tout ça au service de chansons ‘soul-pop-trip-hop-je-sais-pas-quoi’ d’une qualité qui défie les lois physiques de ce monde. Rien d’autre à dire.

C’est au groupe JEAKO de finir le bal. Malheureusement pour eux, il semble qu’une partie du public s’en soit allée vers d’autres cieux… Ne reste probablement que les plus aventureux, ceux qui sont en quête de perpétuelle découverte, et bien sûr ceux qui attendent de voir qui va gagner ce combat de Titans auquel nous assistons ce soir! Largement de quoi en découdre au final, puisque les premiers accords du groupe  ameutent tous ceux qui s’étaient perdus dans les méandres éthyliques du bar! Ainsi, jouissant d’une audience solide, JEAKO peut commencer d’envoyer le son avec plus d’assurance. Naviguant en eaux ‘grunge’ aussi bien que sur des courants plus pop/rock, les trois musiciens s’en sortent très bien. Le son est puissant et ils montrent une véritable envie d’en découdre. Mais un léger manque d’originalité et un style relativement uniforme empêche le concert de vraiment décoller, dommage!

Le public a voté en masse tout au long de la soirée pour élire  leur groupe favori, et le temps du compte final est venu. En tête, on trouve au coude à coude les déjantés de MOUSEKIFLY et les plus sensibles CLIPPERTONE. Dans ce genre de cas, c’est au comité et à la salle partenaire de délibérer afin de désigner le vainqueur du tremplin. Le choix fût cornélien, les groupes présentant des atouts très différents, des personnalités différentes et des style différents. Au final, après un débat qui n’en finissait plus, CLIPPERTONE remporta la partie. Bravo à eux. Et bonne chance aux prochains participants! Un grand merci aux groupes qui ont participés à ce tremplin, ainsi qu’à  tous ceux qui se sont inscrits! Un grand merci également aux responsables de l’Usine à Gaz et au public qui s’est déplacé pour l’occasion!

Rendez-vous le 26 mars pour le tremplin ROCK de la région Vaud/Valais à l’Amalgame d’Yverdon !

Live Report rédigé par le Dr Chapute

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Rock Altitude Festival 2011 – Actualités

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Metal TV : Opération soutien par SMS

Hey, dis-voir, t’as pas 1 balle pour ton festival ?!

Le comité du Rock Altitude repart de plus belle pour vous concocter une 6ème édition des plus Rock’n'Roll.
Cependant, c’est quelque peu meurtri par les pertes des dernières éditions que le porte-monnaie du festival fait appel à vous !

La question est simple : T’as pas 1 balle pour ton festival ?
Dr. Chapute et Jean-Bryan vous expliquent le concept !

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